Rocade Y4 : Anyama enfin reliée à Abidjan, jour et nuit

Fini les longues heures coincées dans les embouteillages du centre pour rejoindre Cocody. Avec l’ouverture complète de la section Cocody–Anyama de la rocade Y4, notre commune respire enfin. On vous explique ce que change concrètement cette route de 26 kilomètres.
Combien d’entre nous ont un jour renoncé à un rendez-vous, à une visite ou à une opportunité de travail à cause des embouteillages interminables entre Anyama et le reste d’Abidjan ? Cette époque touche à sa fin. La première section de la rocade Y4, la grande voie express de contournement d’Abidjan, est désormais ouverte en continu, de jour comme de nuit. Et pour Anyama, c’est une petite révolution.
Longue d’environ 26 kilomètres, cette section part de la Riviera Palmeraie, à Cocody, traverse Abobo au niveau de la route d’Alépé, longe le boulevard Mohammed VI ici à Anyama, et se termine à Ebimpé, tout près du grand stade. Autrement dit : la Y4 ne passe pas loin de chez nous, elle passe chez nous.
Concrètement, on peut désormais traverser cette portion en quelques minutes, là où le même trajet par le centre-ville pouvait prendre plus d’une heure aux heures de pointe. Pour les habitants d’Anyama qui travaillent à Cocody, à Abobo ou ailleurs, ce sont des dizaines de minutes récupérées chaque jour.
Il faut le rappeler : jusqu’ici, pour aller d’un bout à l’autre de l’agglomération, il fallait presque toujours passer par le centre d’Abidjan, déjà saturé. Résultat : des embouteillages permanents, de la pollution, du temps perdu et de la fatigue pour tout le monde.
La rocade Y4 a justement été pensée pour offrir un contournement, une alternative directe entre le nord et l’est de la ville. Et le fait qu’elle soit ouverte la nuit change la vie des transporteurs, des commerçants qui s’approvisionnent tôt, et de tous ceux dont les horaires débordent de la journée classique.
Techniquement, la Y4 n’a rien à envier aux grands axes modernes : une chaussée en 2×2 voies, des bandes d’arrêt d’urgence, un terre-plein central, et de nombreux ouvrages d’art — ponts, échangeurs, passages — pour que la circulation soit fluide et sécurisée. À Anyama, un échangeur au niveau du boulevard Mohammed VI, vers la morgue, permet d’entrer et de sortir de la voie rapide.
Le projet s’inscrit dans le grand Projet de Transport Urbain d’Abidjan, financé notamment par la Banque Africaine de Développement, aux côtés de l’État ivoirien et de partenaires internationaux. Un investissement lourd, à la hauteur de l’enjeu : désengorger durablement la capitale économique.
Soyons honnêtes : tout n’est pas parfait. Des difficultés d’accès ont été signalées pour certains quartiers, notamment du côté d’Akéïkoi et d’une partie d’Anyama. Quand une grande voie rapide traverse des zones habitées, il faut veiller à ce que les riverains ne se retrouvent pas coupés de leurs propres rues. Des aménagements complémentaires sont attendus, et nous y serons attentifs.
Pour nous, habitants d’Anyama, la Y4, c’est d’abord du temps gagné et une commune moins enclavée. C’est se rapprocher des emplois, des services, des écoles et des hôpitaux du reste de l’agglomération. C’est aussi rendre notre commune plus attractive pour les activités et les investisseurs, elle qui accueille déjà le grand stade d’Ebimpé et bientôt le complexe abattoir-marché à bétail.
Reste un défi, et il nous concerne tous : faire en sorte que cette route profite à tous les quartiers, et pas seulement à ceux qu’elle traverse. C’est la condition pour que la modernité qui arrive à Anyama soit vraiment celle de tous les Anyamois.
Sources : PTUA (ptua.ci), Ageroute CI, KOACI, Yessouan.ci, Banque Africaine de Développement — 2022-2026.

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