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Culture

L’attiéké classé à l’UNESCO : une fierté ivoirienne qui met nos femmes à l’honneur

adminanyama 26 juillet 2026 Lecture 2 min

Notre attiéké, ce plat que nous aimons tous, est désormais reconnu par l’UNESCO comme patrimoine de l’humanité. Une consécration mondiale qui célèbre un savoir-faire porté par les femmes — y compris ici, dans la région d’Anyama.

Qui, à Anyama, n’a jamais savouré un bon attiéké-poisson ? Ce plat fait partie de notre quotidien, de nos fêtes, de notre identité. Alors quand l’UNESCO décide de le reconnaître comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité, c’est un peu de nous tous qui est mis à l’honneur.

Une reconnaissance mondiale

C’est officiel depuis le 4 décembre 2024 : les savoir-faire liés à la fabrication de l’attiéké sont inscrits au patrimoine de l’humanité, lors d’une session du comité de l’UNESCO réunie au Paraguay. En mai 2025, la directrice générale de l’UNESCO a même remis le certificat au président de la République. Une belle fierté nationale.

Derrière chaque assiette d’attiéké, il y a tout un art. On cultive et récolte le manioc, on le lave, on l’épluche, on le broie, on le mélange à du manioc fermenté — le magnan, qui fermente environ trois jours — avant de cuire le tout à la vapeur dans des paniers garnis de feuilles. Des gestes précis, transmis de mère en fille, de génération en génération.

C’est sans doute le plus beau de cette reconnaissance : elle célèbre le rôle des femmes. Ce sont elles qui, traditionnellement, préparent, cuisinent et vendent l’attiéké. Ce savoir-faire leur assure une autonomie financière et une place centrale dans la société, sans les empêcher d’étudier. L’attiéké n’est pas qu’un aliment : c’est un moyen d’émancipation pour des milliers de familles.

Une richesse à protéger

La filière attiéké pèse lourd dans l’économie du manioc en Côte d’Ivoire. Pour protéger ce trésor, l’« attiéké des lagunes » a même été enregistré comme indication géographique et marque collective, empêchant des semoules produites ailleurs d’usurper son nom.

Originaire des peuples lagunaires du sud, l’attiéké se prépare aussi ici, dans la région d’Anyama, où de nombreuses femmes en ont fait une activité à part entière — comme à Attinguié, où une unité de production a vu le jour. Cette reconnaissance mondiale est donc aussi la nôtre.

Elle valorise le travail de nos productrices et ouvre des perspectives pour une filière bien ancrée chez nous. ANYAMA.NET salue ces femmes qui perpétuent, avec fierté, une tradition désormais admirée dans le monde entier.

Sources : UNESCO (ich.unesco.org), Agence Ecofin, VOA Afrique, RTI, Wikipédia — 2024-2026.

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